Endoctrinement ou Enthousiasme (3e partie)

On doit aussi tenir compte, pour les réservistes, de la joie de retrouver les vieux camarades du service militaire avec qui ils ont partagé, pendant deux ans, la même vie de caserne comme Léon Hugon (Paroles de Poilus : Lettres et carnets du front) qui écrit à sa femme : « Je suis sur le point de prendre un Pernod chez l’Espagnol à côté du marché couvert avec Berry. Je viens de voir Caliste. […] Je vais finir mon canard ce soir chez le frère de Berry. […] J’ai vu mes anciens copains, tout contents d’aller en Allemagne. » Le regard du violoncelliste Maurice Maréchal n’est pas aussi amusé : « tous ces réservistes, saouls, qui se vautrent sur le trottoir en bas. » écrit-il, lui qui s’est engagé pour ne pas avoir à rougir « d’avoir tremblé pour [sa]vie » et il termine sa page de carnet sur cette phrase lyrique de jeune homme exalté : » Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face. » mais il déchantera vite le petit jeune homme de 22 ans lorsque le 7 septembre 1914, il verra les corps sans vie « des pantalons rouges », quand il entendra son premier râle sortir du corps d’un mourant de 20 ans et il écrira : « Et toute ma belle joie enfantine est envolée. » et plus loin « Ah ! Horribles gens qui avez voulu cette guerre il n’y a pas de supplices dignes de vous ! ». Cette caserne qui savait si bien développer l’esprit de corps réussit, sur des générations, à insuffler un petit souffle épique à l’entrée en guerre. Car pour beaucoup ce corps militaire permettait de se transcender : « Du jour où le colonel eut disposé de ma vie un lien mystérieux m’unit au régiment. Je sentis qu’en effet je ne m’appartenais plus; j’étais un rouage minuscule mais nécessaire dans le prodigieux engrenage de l’armée. » écrit Pierre Chaine dans Les Mémoires d’un rat. Devenir un héros alors que l’on mène une petite vie tranquille et ennuyeuse, Ferdinand le rat, double de Pierre Chaine ne s’y trompe pas : « La grandeur et le sublime du rôle qu’on m’avait imposé donnaient à ma personne une valeur nouvelle. Oui la mission de sacrifice et l’obligation d’être un héros constitue en soi un honneur, même si l’occasion ne doit jamais se présenter d’être héroïque… ». Antoine Redier, écrivain, essayiste et éditeur, dans Méditations dans les tranchées, se laisse, lui aussi, happer par cet esprit de devoir : »Je sers la gloire française de toutes mes forces. Je ne suis pas ici pour m’occuper de la mienne. Que fais-je donc à la guerre ? Mon devoir. Sauf exception, nous n’allons vaillamment à la mort ni parce que nous la méprisons, ni pour les lauriers qu’on jettera sur nos tombes, mais en esprit de discipline. Le premier fruit de cette tuerie aura été de nous rendre la connaissance et le goût, depuis longtemps perdus, de nos devoirs : voilà le grand miracle attendu de nous tous dans les années anxieuses qui ont précédé la guerre. » Cet esprit de gloire et de devoir l’amèneront dans les années qui suivirent la guerre vers les mouvements d’extrême-droite.

Tout ce bouleversement met un peu de sel dans la vie de nombreux jeunes gens en quête de sensations, ainsi Georges Oudard, décrit sans complaisance son attitude et celui de ses relations au moment de la mobilisation : ce ne sont plus des étudiants, mais de jeunes bourgeois s’installant dans leur carrière, se préparant à fonder une vie de famille. Oudard, dans son ouvrage Ma Jeunesse. Roman d’un homme d’aujourd’hui, ne se fait pas d’illusions, il sait le plaisir qu’éprouvent « ces milieux bourgeois qui frôlent le pouvoir à ne considérer l’affreuse chose qui se prépare que comme un magnifique sujet de conversation. » Chacun peut s’enorgueillir d’être un bon patriote, de vouloir sauver la patrie et le pacifiste devient le traître, le lâche : « Vous ne souhaitez pas la guerre, monsieur ? Ce n’est pas possible. – Si, monsieur, riposte l’autre. -Depuis deux ans, nous l’annonçons dans la revue. Et cela vous contredirait que les évènements vous donnassent tort. – Mais comment peut-on désirer la guerre ? Vous ne vous rappelez donc pas ces photographies qui ont paru dans l’Illustration au moment du conflit balkanique, ces monceaux de cadavres aux thorax broyés. Vous n’avez donc pas de pitié ? – Il ne s’agit pas de pitié. Il s’agit du sort de la France; qu’elle vive ou qu’elle meure. – Ne peut-elle vivre sans qu’on tue ? Vous souriez ; je vous parais démodé. Je ne suis plus d’aujourd’hui. Quand j’avais vingt ans, nous croyions tous à la fraternité des peuples et nous haïssions la guerre. – Vous avez mis le pays dans un bel état avec de pareilles théories. – Heureusement que vous êtes venus. – Parfaitement. Nous avons préparé une génération qui est prête à se sacrifier. Nous sommes ici trois jeunes gens ; aucun ne me contredira. »

Et cette jeunesse partira dans « une singulière ivresse » où « se mêlent à l’enthousiasme patriotique le goût de l’aventure et la soif du carnage » écrit Galtier Boissière dans La Fleur au Fusil. Mais tous ne se sont pas laissés happer par cette ivresse ou par la liesse populaire. Cet enthousiasme guerrier, ce besoin de fanfaronnade, cette ostentation à faire son devoir ne sont pas au goût de tous ainsi Florian-Parmentier, dans L’Ouragan, évoque la joie surfaite et programmée, l’angoisse planant sur tous ces cortèges, l’ambiguïté des sentiments, l’étrangeté de l’ambiance : « Le jour du départ est arrivé. A son tour, Gabriel Pessenier, se dirige vers sa destinée, résolu comme le sont tous les autres, unité perdue entre des groupes de manifestants – les figurants embauchés pour entraîner les autres, ceux qui ne partiront que plus tard, ou jamais – et dans un écoulement silencieux d’hommes dont l’heure est venue. Depuis quelques jours, quel étrange bouleversement dans tout ce qu’on rencontre ! Avec l’atmosphère de Paris, si subtile d’habitude, on respire une lourde anxiété, tour à tour fière, bruyante, ou lugubre. Soi-même, on se sent vivre dans une sorte d’égarement, dans une espèce de contemplation crépusculaire. Il semble que les rues palpitent de formes invisibles, qui sont comme les mille visages du malheur. On a vaguement l’impression que le cœur du monde s’est arrêté. On dirait que les créatures, haletantes, se sont serrées toutes autour de soi, que la chute de milliers d’âmes moribondes vous pèse aux épaules, et qu’une présence monstrueuse, qui remplit tout et qu’on aperçoit nulle part, assaille les gens au passage. […] Écrasante solennité d’un effroi qu’il sent universel ! Des passants font peur à voir : leurs yeux brillent de fièvre, leurs rires sonnent par saccades, comme des cris, leurs lèvres s’agitent dans le vide, laissant échapper des mots sans cohérence, et leurs bras gesticulent pour des absents. Ceux-là rendent plus sensible le contraste entre la fausse joie des maisons pavoisées, la gloire insolente des frontispices couronnés de trophées, et l’angoisse qui se cache dans les cœurs. » Cette description de la mobilisation paraît plus humaine, plus proche de la réalité : l’on sort enfin du cliché de la liesse générale et puérile qui donne l’impression désagréable  que toute humanité avait disparu devant la joie cruelle d’aller tuer. L’angoisse, cette terrible angoisse face à la mort plane sur ces hommes et ces femmes. Sournoise, sourde, elle s’insinue et ces hommes, obéissant à l’appel de la patrie, tentent désespérément de la cacher à ceux qu’ils laissent comme ils tairont leurs souffrances dans les lettres qu’ils enverront du Front ! Ces rires qui rappellent des cris renvoient aux écrits d’André Tanquerel qui, désespéré, écrira à sa marraine de guerre : « On prend nos cris de détresse pour des éclats de rire »

Etonné, Barthas, militant socialiste et pacifiste, dans son carnet de guerre, Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914, écrit à la date du 2 août 1914 : « Cette annonce, à ma grande stupeur, souleva plus d’enthousiasme que de désolation; des gens inconscients semblaient fiers de vivre un temps où quelque chose de grand, de formidable allait se passer; les moins emballés ne doutaient pas un instant d’une prompte et décisive victoire. […] Et chacun de faire avec fièvre ses préparatifs de départ comme si vraiment on eût craint d’arriver après que la victoire soit chose faite; pour un peu, certains seraient partis avant le jour fixé pour leur départ. » Ainsi regarde-t-il de loin et avec ironie ces hommes se préciter vers « le plus effroyable cataclysme qui eût jamais affligé notre humanité… » et d’ajouter que « le premier effet de la guerre était d’accomplir un miracle, celui de la paix, de la concorde, de la réconciliation entre des gens qui s’exécraient. » en cela suivi par Florian-Parmentier qui lui s’émeut plus longuement sur ce miracle : « On assiste à ce prodige que des hommes qui, hier, se seraient haïs, échangent, les mains dans les mains, des propos familiers. Chacun découvre avec une surprise heureuse qu’il peut se lire dans l’âme du voisin. En éclatant sur la couche de mensonges, de rivalités et d’intrigues, amassés par nos institutions artificielles, l’imprévu de cette guerre a mis au jour les secrètes affinités qui relient un homme à un autre homme. » Quoi qu’il en soit, les hommes montrent du courage, réel ou factice, peu importe, ils partent, en apparence joyeux pour la foule. « Dès notre départ de Toulouse, déjà toute tristesse était bannie. Nous voulions crâner devant la population. » écrit Henri Despeyrière, mort en 1915 à l’âge de 22 ans qui avoue par la même occasion sa tristesse et celle de ces camarades. Jean Bernier, qui appartient à la classe des « jeunes », ceux de la classe 14 qui durent attendre le mois de septembre pour rejoindre le Front, avec la crainte que la victoire leur échapperait, va plus loin dans l’analyse de cette joie, peut-être en a-t-il plus cruellement souffert ? : « Malgré le sac et la sueur de leurs tempes, malgré l’angoisse solennelle de la rupture avec leur vie, les « jeunes » piaffaient. Leur saut dans l’inconnu pourtant les poignait dur. Ils s’appliquaient virilement à étouffer l’instinct de la conservation ; et la peur, cette peur tardive qui pince dans son dernier balancement le plongeur novice, râlait en eux sous l’étreinte de l’orgueil. » écrit-il dans La Percée. De même Naegelen et ses camarades, « impatients de partir sur le front – sait-on jamais, la guerre pouvait finir sans qu’ils l’aient faite – », fougueux et curieux croient partir pour une nouvelle « croisade : la Guerre du Droit et de la Civilisation ! » et espèrent « monter tout de suite en ligne, entendre tout de suite éclater les obus. » Dans son livre Les Suppliciés, son personnage, Jacques Féroul, son double, sera, dès le premier bombardement, confronté à la peur, à l’angoisse qui lui fait souhaiter « la fin de la guerre, la fin immédiate de la guerre. ». Pour un homme mûr comme Barthas, qui doit laisser femme et enfant, la souffrance est d’autant plus vive, il écrit : « Comme il me bouleversa dans tout mon être ce cri du sang, ce cri de la nature ! Pauvre petit ! Te reverrai-je jamais, me demandais-je brisé. Mais il fallait réagir, on ne pouvait pas traverser la ville les yeux pleins de larmes comme des femmelettes. On fit donc tous assez bonne contenance, Manival nous fit escorter par quelques clairons et tambours dont le tapage attira une grande foule sur notre passage. » ainsi comme Lintier, Barthas évoque la mise en scène voulue par le commandant. Quelques-uns s’insurgent contre cette mascarade comme Henri Aimé Gauthé : »La traversée de Commercy se fit au pas cadencé, arme sur l’épaule. Il importait de ne pas offrir le spectacle d’un troupeau incohérent et flasque. Montrer à la population les signes extérieurs d’une troupe organisée et disciplinée. Ma baïonnette s’empêtre dans mes cuisses ; mon col tiré en arrière m’étrangle… Une-deux ! Vas-y c’est beau ! Regardez, bourgeois, notre pas cadencé permet à votre volaille de cuire en son four. Par hasard, en levant les yeux, j’aperçus une fillette jolie et mièvre un peu… A voir ses yeux émus et admiratifs, j’ai compris que nous étions beaux… Et grands. Nous allions par là-bas, où l’on meurt, où l’on est défiguré, haché, déchiré… Et nous y allons. Au pas, au son des cuivres aigus… Nous portons dans nos cartouchières la mort. Nos fusils tuent. Nous sommes forts et doux, peut-être… Nous sommes une bête formidable qui pourrait broyer cette enfant, sans la voir, sans entendre ses cris et sa plainte. Son admiration est une vague d’effroi et de pitié. Nous sommes un énorme troupeau de formidables douleurs… Nous sommes un rempart des joies, de l’amour, du bonheur… Sans accepter cette tâche, nous mourrons pour elle… Peut-être cette enfant ignorante, naïve, coquette ne l’a-t-elle pas compris. Mais elle l’a senti… Son regard me réchauffe, son admiration m’a fait tendre le jarret, son sourire m’a donné du cœur… A mes côtés, sous son regard, mes camarades eux aussi se sont redressés… Mille rêves ont peut-être caressé leurs pensées… Un charme sensible paraît les avoir touchés et, parce qu’une fillette les voyait, ils eurent un regard plus serein et plus clair, une démarche plus ferme, un front plus guerrier.» et pourtant comme les autres, il se redressera et défilera en guerrier, devant le regard émerveillé d’une fillette.

La gaîté, les cris, les rires sont aussi, pour beaucoup, dus à l’alcool. Les témoignages ne manquent pas qui rappellent l’état d’ébriété avancé des hommes qui partent. Le 2 août 14, Maurice Maréchal écrit : « Je suis écœuré par ce que je vois. Un commandant absolument abruti : il perd ses gants et son carnet en cinq minutes et m’explique vaguement qu’il est très fatigué du voyage, pendant que je le conduis chez le tailleur changer d’écusson. Quel commandant !» Etienne Tanty, dans Les violettes des tranchées, six jours plus tard rapporte aussi une scène de beuverie assez pitoyable : « L’après-midi a été, pour la plupart des hommes, une occasion d’aller se soûler, en sorte qu’à 17h45, au moment de rassembler la compagnie, ce fut un spectacle qui eût été comique mais qui n’était que lamentable. Les deux tiers largement ne savaient plus où ils en étaient, ils perdaient tout, ils bouleversaient tout, ils ne tenaient plus debout, s’amenaient à moitié équipés, en gueulant.» Gabriel Chevallier, quant à lui, souligne, dans son livre La Peur, l’imbécillité et le patriotisme de boulevard déclenchés par l’alcool : « Le soir, ceux qui ont trop bu provoquent les passants, les prenant pour des Allemands. Les passants y voient un bon signe et applaudissent.» Cela laisse supposer une grande part d’angoisse que l’on tente de cacher par tous les moyens. Cette angoisse dont certains n’ont pas honte de parler comme Zacharie Baqué avoue : « Chacun a bien, au coin de l’œil, comme vous ou moi, une grosse larme prête à jaillir et qu’on refoule par un gros effort de volonté. ».

Peut-on réellement croire encore au mythe de la Fleur au Fusil ? Dans ces témoignages apparaît l’ambiguïté entre cet enthousiasme, dû à l’émulation du corps d’armée, aux retrouvailles de camarades de chambrées militaires, à la foule, aux souvenirs émus d’école, à l’alcool, à la fanfaronnade, aux lecture, à la fougue de la jeunesse, au besoin de vivre des aventures, à la curiosité, à l’imprévu… et cette angoisse sourde, cette peur que l’on tente de cacher derrière le rire, cette question que l’on est en droit de se poser, comme Lintier : « Et si je ne revenais pas ? Mais si je reviendrai. » Mais se raccrochant à l’endoctrinement de l’école, du service militaire, de la famille, de la religion et d’une société paternaliste, ces hommes partiront faire leur « devoir ». Les plus pacifistes sauront résister de façon plus franche à cette liesse populaire qui entraîna des débordements excessifs mais il faut avouer qu’ils seront peu nombreux et que les esprits seront plus clairs et plus objectifs après le premier baptême du feu, les premiers cadavres, les premiers blessés et la pagaille de la retraite. Et nombreux sont qui reviendront de la guerre, pacifistes convaincus et militants.


 Peut-on alors parler de liesse, de joie ? Tout cela était n’était-il pas surtout une manière d’expulser l’angoisse, et particulièrement chez les civils. D’ailleurs une fois la gare quittée, les hommes se retrouvent avec leurs pensées dans le train ; Bernier pleure, Maréchal s’inquiète de son engagement, Baqué pense à sa Jeanne, Viard retient ses larmes en pensant à sa femme et sa fille, Lintier ressent une angoisse profonde. Beaucoup sont plongés dans leurs pensées et seuls braillent encore ceux qui sont en état d’ébriété avancée, façon comme une autre de combattre l’angoisse. 

École, service militaire, société ont préparé ces hommes à se résigner au départ pour la guerre, souvent sans nationalisme exacerbé à la manière d’Etienne Tanty qui, on l’a vu, deviendra un pacifiste convaincu : « L’emballement, l’enthousiasme braillard et provocant me manquent absolument, et les idées de revanche, de vengeance, de grandeur nationale sont pour moi toujours fausses et barbares. Mais on nous attaque, les Allemands viennent saccager notre pays, quand ils auront passé la Champagne, ils viendront chez nous et ce sont nos familles qui seront leurs victimes. Tant pis pour eux ! » Mais l’on ne peut nier un mouvement nationaliste fort que l’on retrouve certes plus véhément, à travers leurs écrits ou même leurs actes, chez les intellectuels et les politiques.  Et l’on pourrait conclure par cette phrase de Chevallier : « Les esprits sont bien dopés. La guerre est en bonne voie. Les hommes d’État peuvent être fiers ! ».


Tous droits réservés : Jeanne Bourcier

2 réflexions sur “Les Poilus face à la Mort

    1. Merci pour votre commentaire. Ce qui m’amuse aujourd’hui, c’est cette peur du covid qui est loin d’être une épidémie de choléra pendant laquelle on voyait les gens tomber devant soi et mourir. La mort en 14 était bien plus présente et angoissante que ce que l’on veut nous faire croire avec le covid ! Quant au pass qu’ils veulent nous imposer même au moment de la propagande de 14-18, ils n’avaient pas inventer cela ! https://chroniquesdunsiecle.com/2020/08/24/virus-mortel/

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