Rien ne les arrête

Elles finiront par me faire crever de rire nos néo-féministes ! Je me demande si elles ont conscience du vide intersidéral de leurs cerveaux !

Leur dernière invention relève du délire : il ne faut plus dire qu’une femme est au bout du rouleau mais est à boute et je rajouterai même de la roulette puisque rouleau est masculin, il faut le féminiser !

Depuis quelques années déjà leur combat contre une orthographe et une grammaire trop patriarcales nous donne un panel de la bêtise humaine. Quel esprit malade peut croire que le bien-être d’une femme se trouve dans un changement grammatical, ainsi, selon certaines fanatiques, il faudrait remplacer l’impersonnel Il pleut par Elle pleut ! Je me demande quelle incidence cela peut avoir sur le manque de crèches ?!

Avec leur manie de remettre l’orthographe en cause, l’on va finir par revenir au XVIIe siècle, époque où l’orthographe n’était pas encore codifiée, où elle n’existait pas, en fait. Elle devrait aussi se renseigner sur les réformateurs de l’orthographe au XIXe siècle.

Elles sont devenues les ennemies personnelles des hommes qui n’ont dans leur esprit qu’une seule envie : les violer, les frapper, les spolier, les soumettre et j’en passe.

Olympe Audouard 1832-1890

Olympe Audouard dans son livre La Guerre aux hommes (1866) est l’une des premières féministes à clamer sa haine des hommes, pourtant elle les aimait bien dans son lit. Elle commence fort puisqu’elle écrit : « Messieurs, c’est bel et bien la guerre que je vous déclare.

J’attaque plus fort que moi, j’attaque le sexe fort, tandis que je fais partie du sexe faible ; je dois donc avoir pour moi les gens de cœur toujours prêts à secourir le faible contre le fort.

Vous autres, messieurs, vous attaquez bien souvent les femmes dans vos clubs, dans vos cercles, dans vos réunions ; médire d’elles, les calomnier est un de vos plaisirs favoris.

Vous les attaquez, les insultez même, dans vos écrits, dans vos journaux, oubliant complétement qu’insulter qui ne peut vous répondre par un bon coup d’épée s’appelle, dans la langue française, d’un fort vilain mot !

Vous faites bon marché de nos défauts, de nos travers, de nos vices, de notre réputation.

De nos vices, de nos défauts, de nos travers, vous vous raillez impitoyablement.

Notre réputation ! Pour satisfaire à une petite vengeance, pour faire un mot spirituel, par désœuvrement même, vous la ternissez, sans songer que la bonne renommée est à la femme ce qu’est le parfum à la fleur. »

Cette chère Olympe avait compris la méthode que Staline développera avec succès et qui nous vient du philosophe anglais Francis Bacon : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Elle va même jusqu’à écrire que : « Vos lois, vos usages, tout est créé par les hommes de façon à asservir, à amoindrir les qualités, l’intelligence des femmes, et à empêcher qu’elles puissent prendre leur essor naturel : ce qui tendrait à prouver que le sexe fort a conscience que la femme pourrait bien finir par lui prouver sa supériorité. On n’est jaloux que de ce qu’on craint. »  A croire que nos révolutionnaires féministes, qui réclament des lois pour les trottoirs trop masculins, qui s’insurgent contre les ustensiles de cuisine crées par des hommes pour des hommes !!! ont été inspirées par cette haine.

Olympe Audouard reprend bien les idées des féministes de l’époque mais en ne conservant que ce qui lui sert dans son combat contre les hommes, en restant dans l’approximation, tactique qui a fait ses preuves, et dont se servent nos néo-féministes. Pour exemple Audouard écrit : « Ne devrait-il pas y avoir des écoles du gouvernement pour les filles sans dot des petits employés, école où on leur apprendrait gratis les arts ou une profession honorable. » or en 1862,  Elisa Lemonnier, protestante soutenue par les loges maçonniques et les banquiers Rothschild et Pereire, avait ouvert la première école professionnelle laïque pour jeunes filles, quant aux écoles professionnelles religieuses, elles existaient depuis le XVIIe siècle, créées par St Vincent de Paul et Ste Louise de Marillac, et hop ni vu, ni connu l’on omet quelques vérités pour mieux jouer la victimisation.

Elisa Lemonnier 1805-0865

Nos modernes Olympe Audouard font reposer leurs discours sur ce modèle, je partagerai donc pour cette démonstration la note suivante rédigée par un enseignant :

Le « Supplément de l’US [l’Université Syndicale] n°830 du 11 février 2023 » (organe d’expression du Syndicat National des enseignements de Second degré) sur les femmes, indique entre hommes et femmes « une différence moyenne de 319 euros à temps de travail équivalent sur la fiche de paie. Évolution de carrière empêchée, temps partiel, ségrégation professionnelle, politique salariale indemnitaire… les employeurs publics doivent s’attaquer à ces injustices sociales majeures ! ». Ce chapeau de la publication syndicale semble ainsi indiquer en effet, une criante injustice. Pourtant, dans la fonction publique, le traitement est fondé sur un « point d’indice » égalitaire, qui est multiplié par le temps de travail, par l’avancement de carrière, etc. Si le « point » et le temps de travail sont égaux, alors d’où vient cette « injustice » ?

Pourquoi alors « dans la Fonction publique les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes sont importants » ? Le syndicat cible d’abord l’avancement de carrière qui, lit-on dans le document « se fait grâce à des missions majoritairement prises par des hommes ». Pourquoi ? Ces missions ne sont pas accessibles sur concours, mais par choix du chef d’établissement. Le syndicat affirme ainsi que les stéréotypes de genre jouent un rôle dans ce choix, ce qui ne manque pas d’étonner lorsque l’on sait que 53% des chefs d’établissements sont… des « cheffes »[1] !  Les hommes sont plus nombreux sur ces missions, alors même que l’attribution est faite par des chefs d’établissement qui sont majoritairement des femmes, mais aussi sous le contrôle d’instances (CA des établissements, conseils pédagogiques). Sachant que ces conseils sont essentiellement composés d’enseignants, et que les femmes représentent environ 60% du personnel enseignant, il semble étrange de penser que ces missions seraient interdites aux femmes !

L’autre grande affaire, c’est que « les femmes exercent davantage à temps partiel et sont moins avancés dans leur carrière avec un traitement indiciaire moins élevé de 3 à 9 % ». Pourtant, le règlement est clair comme le rappelle une page d’information de l’Académie de Paris : « Le congé de maternité est considéré comme une période d’activité pour les droits à l’avancement et la retraite. [2]»

Ainsi, la prétendue différence de traitement tient à l’avancement de carrière et au temps partiel.

Or il apparaît de l’examen qui précède que concernant l’avancement, aucun règlement, aucune incitation, aucune circonstance montrant un favoritisme dû à des « stéréotypes de genre » n’existent ou ne peuvent être démontrés. Pour ce qui est de l’avancement à l’ancienneté, on a vu également que la maternité ne l’affecte en rien puisque les congés sont décomptés comme temps d’activité. Le temps partiel quant à lui, ne dépend que des demandes formulées par les enseignants eux-mêmes : la règle est que par défaut l’enseignant est affecté à temps plein et doit accepter deux heures supplémentaires si elles lui sont imposées. Toute modification, temps partiel ou affectation d’heures supplémentaire, fait l’objet d’une demande qui doit être motivée. Une enseignante qui travaille à temps partiel en a donc fait la demande motivée, il ne peut lui être imposé.

On constate donc que la prétendue différence de traitement résulte uniquement des choix qui sont fait par les enseignants, d’assurer ou non des missions, d’allonger ou de raccourcir leur temps de travail.

Passé à la moulinette de la phraséologie syndicale, on obtient, comme résultat de ces choix librement consentis, et de règlements rigoureusement égalitaires, l’idée d’une « injustice criante ».

A bonne entendeuse, salut !


[1]https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/panoramachapitre-3-521119.pdf)

[2] https://www.ac-paris.fr/le-conge-maternite-124475

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