Comme toujours nos féministes dernier cri s’imaginent être à la pointe de la modernité depuis qu’elles croient avoir découvert que la société a été faite par des hommes pour des hommes et que les trottoirs comme les ustensiles de cuisine ont été conçus pour la gent masculine. Mesdames, retournez-vous vers notre passé et vous constaterez que bien des femmes avant vous ont pris le chemin de la haine de l’homme. Olympe Audouard, par exemple :

Le maire de Versailles, François de Mazières en a fait une pièce de théâtre, présentée au Festival Off d’Avignon en 2026, c’est dire !
Née en 1832 et morte en 1890, elle traversa son siècle avec une liberté gagnée par la force de son caractère et par une éducation solide donnée par son père, bourgeois aisé et grand voyageur, le patriarcat aurait-il du bon ?
Journaliste, voyageuse, conférencière, romancière, courtisane pour la police, elle déchaîna les passions. Le monde littéraire se divisa à son sujet. Il y eut le clan des antis comme Barbey d’Aurevilly qui ne fut pas tendre avec elle, comme d’ailleurs avec toutes celles qu’il appelait les bas-bleus : « […] c’est qu’elle est à cosmopoliter quelque part, car c’est une voyageuse que madame Olympe Audouard. Elle est allée apostoler à Constantinople et en Égypte. Apôtre, non de paix, mais de guerre, contre nous autres hommes qui nous sommes décerné, dit-elle (je trouve le mot bien faible), la supériorité de l’intelligence, et contre lesquels il faut savoir oser oser, comme elle dit encore, avec un joli redoublement de mots et d’audace. » et ce n’est qu’un extrait, mais vous pouvez faire confiance au génie pamphlétaire de Barbey d’Aurevilly.

Cette obsession de la guerre aux hommes exaspérait aussi Eugène Vermersch qui dans Les hommes du jour écrivait : « Voyons, madame, est-ce bien vous qui écrivez de semblables livres, Comment aiment les hommes, Guerre aux hommes, etc. … ? Que vous ont-ils donc fait, bons dieux ! et quels grands sujets de mécontentement vous ont-ils donnés ? car vous ne les avez pas toujours détestés autant, — puisque votre fils doit avoir quinze ans actuellement. Vraiment ces pauvres hommes sont bien à plaindre ! Les voilà flagellés par cette main charmante qu’ils ont baisée, car on vous a adorée, madame, et l’on a eu raison mille fois. Je vous en conjure, ne battez pas si furieusement la charge contre nous avec les souvenirs du passé, car enfin sans les hommes que seriez-vous ? pas même Mme Olympe Audouard. »

Et il y eut les pros, malheureusement ils n’ont laissé aucun écrit flatteur, mais il suffit de lire Silhouettes parisiennes d’Olympe Audouard pour comprendre qu’elle louait ceux qui la soutenaient : Hugo en tête, Hugo qui selon la rumeur, aurait été son amant le temps d’un poème.

Alors, Mesdames, rendez hommage à votre aïeule. Servez-vous de ces écrits qui bien qu’excessifs restent tout de même d’un niveau plus élevé que ce que je peux lire ou entendre de votre part.

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