1/ Je me souviens de l’odeur de térébenthine, de white spirit et autres additifs que Papa mélangeait à sa peinture. Cette odeur appartient à mon enfance, à mes souvenirs, à mon intimité et lorsque parfois une effluve, venue de la rue, vient chatouiller mes narines, je me sens volée d’une part de moi-même. Personne ne peut ou n’a le droit, selon mes humeurs, de répandre cette odeur que seul mon père savait savamment diffuser dans son atelier ou sur ses chantiers.

Mohamed Ramoul 1925-2006 ©Jean-Philippe Charbonnier

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