Journal de mes vagues à l’âme

Que de temps perdu à dormir, à rêver, à jouer, à papoter, à espérer, à pleurer, à danser, à se divertir selon le mot de ce vieux Pascal. Je crois bien avoir donné l’image d’un de ces êtres légers, rieurs, insouciants et combien s’y sont trompés !

Depuis mon plus jeune âge, je suis le clown ! Un ami m’avait expliqué que chacun devait trouver son clown, le mien était bien en place dès mon adolescence. C’est, pour moi, la seule manière élégante de vivre sans pleurer en public.

Footit

La vie a su me faire hurler de douleur mais le plus important était de rire, d’afficher un optimisme sans limite. Et pourtant aujourd’hui, à 66 ans, mon rire n’est plus celui qu’il était quand il fallait protéger mes enfants des duretés de la vie. Je n’ai plus à les protéger. L’un a préféré rompre les liens qui nous unissaient, me privant de la présence de mes petits-enfants pour vivre avec sa famille, et je l’ai accepté pour peu qu’il y trouve son bonheur. L’autre a dû partir vivre loin de moi et si nos liens sont toujours aussi forts, ne plus la retrouver pour aller boire un café, faire une course, être avec elle …, je l’ai accepté pour peu qu’elle y trouve son bonheur.

Vidéo Maximilien Ramoul

La vie ne m’aura pas épargné les séparations ! Je cherche à retrouver ce rire que mon mari aime tant et qui lui manque. Il me semble que la mort de notre chienne au moment même où mes enfants me quittaient, chacun à sa manière, a marqué le départ de ce qui depuis si longtemps faisait ma force.

Rembrandt

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