Nous étions Maman, mon fils et moi en vacances dans la maison de Bretagne, seules avec nos souvenirs, mon fils était notre rayon de soleil.
Mon jeune frère était mort, assassiné, pour de l’argent, par Laurent Fabius et sa clique de médecins vendus au grand capital. Nous appartenions à ces familles sacrifiées sur l’autel du pouvoir des financiers, actionnaires et autres vampires, qui se régalaient du sang contaminé par le VIH.
Mon jeune frère aimait cette maison et nous désirions préserver cet endroit. Nous avions conscience que quelques travaux étaient nécessaires mais nous n’avions pas le courage d’entamer les démarches.
Une fin d’après-midi, un jeune homme se présenta pour nous vendre une cuisine. Jamais nous n’aurions accepté d’acheter une cuisine sur catalogue si ce jeune homme n’avait été le sosie de mon frère. Alors, comme dans un rêve, nous avons signé pour une cuisine sur plan, sans marchander, sans réchigner, nous ne faisions que regarder ce jeune homme qui ne devait comprendre ni la facilité avec laquelle il vendait sa cuisine, ni nos regards émus.
Il est reparti, nous ne l’avons jamais revu même lorsque le chantier a été terminé quelques mois plus tard.
Nous avons toujours eu le sentiment que cette cuisine avait été mise en place par mon frère qui, de là-haut, continuait à aimer ce lieu.
Qu’est-elle devenue cette maison que mon père, éperdu de chagrin, a vendu après la mort de Maman ?

Tous droits réservés : Jeanne Bourcier

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