Concert de klaxons, nous sommes samedi, un mariage. Je m’étonne que cette coutume démodée qui consiste à prévenir la population que l’on convole en justes noces, soit encore de circonstance dans un monde où de bonnes consciences s’éveillent pour un Mee Too des statues, honteusement caressées par d’indélicats touristes. Il y a dans cette manière de faire une certaine indécence, je dirai même, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Zed, une inconvenance sociale qui me gêne. Pourquoi ne pas montrer aussi le drap maculé de sang, preuve de la virginité de l’épousée ? « […] l’étalage éhonté et provocant de l’accouplement légal de deux individus de sexe différent, je persisterai à considérer cette horrible mise en scène comme une suprême inconvenance et comme un reste de barbarie. » Merci Monsieur le Comte de Maugny.

Tous droits réservés : Jeanne Bourcier

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