En 1900, le journaliste et romancier belge Paul Van Cleemputte (1837-1916), sous le pseudonyme de Charles Simond, dirigeait un ouvrage sur la vie parisienne au XIXe siècle, trois tomes dans lesquels on trouve des estampes et des textes qui témoignent des évènements connus ou moins connus par notre société du XXIe siècle. « Le PARIS de1800 à 1900 par Charles Simond rassembla une importante équipe de rédaction. Bien qu’entouré de conservateurs, d’historiens et d’érudits il traita son sujet à la manière d’un journaliste. L’évocation de tous les événements survenus dans la Capitale sur ce siècle en fut beaucoup plus vivante. Quatre mille gravures empruntées aux Musées, Bibliothèque ou collections particulières agrémentent l’ouvrage. Le premier Tome, qui regroupe Consulat, Empire, Restauration est riche en références muséales classiques. Le second Tome rend hommage aux caricaturistes qui ont fait le succès du » DIABLE à PARIS ». La chronique du second Empire y était plus satirique. Le troisième Tome, la IIIeme République, fait la part belle aux reproductions d’oeuvres d’art et aux premières photographies. Le tout est un véritable mémento chronologique du XIXème siècle. » écrit un bibliophile
Voici donc ce que le journaliste Raoul Vèze écrivait en 1897 à propos de la visite du président Félix Faure au Tsar Nicolas II, qui était venu l’année précédente avec la tsarine et leur fille aînée, Olga : « Ces lamentables discussions, qui désunissent à jamais tant de familles*, ne sauraient empêcher Paris de se retrouver uni dans son affection unanime pour la nation russe. Il n’a pas oublié l’ombrelle blanche de l’impératrice à travers les avenues du Bois, ni les grâces joufflues de la petite grande-duchesse. Et c’est avec passion qu’il suit les détails du voyage du président de la République en Russie, du 23 au 27 août. A cette occasion, des chansons franco-russes éclosent en nombre sur les boulevards, patriotiques et tendres aussi. On voit même des gravures représentant le tsar et la tsarine recevant dans l’intimité notre président qui fait sauter sur ses genoux la grande-duchesse Olga. Et l’étiquette, ce parfum des rois, comme dit un vaudevilliste ! La réception de M. Félix Faure à Saint- Pétersbourg prend bientôt le caractère d’un grand événement historique et scelle à jamais l’union de la France et de la Russie. Aussi, le jour où le président rentre à Paris, le 30 août, est-il reçu triomphalement au milieu des drapeaux français et russes , et unanimement acclamé par une foule immense amassée sur son passage. »

Autres temps, autres moeurs …
Et pour approfondir il faut lire le petit livre d’Henri Daragon 1870-193?), libraire-éditeur : Félix Faure en Russie
- Référence à l’Affaire Dreyfus
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