Surnommé, par Delphine de Girardin, Le Musset brun en raison de sa beauté, Roger de Beauvoir était réputé pour son esprit, sa vie luxueuse, ses amours. Ruiné par son divorce avec l’actrice et écrivaine Léocadie Doze (1823-1859), en procès pour la garde de ses 3 enfants, malade, à moitié paralysé et souffrant terriblement de la goutte, le brillant mondain restait cloué dans son fauteuil, confiné dans un petit appartement du quartier des Batignolles. Lui qui avait vécu dans de somptueux appartements dans lesquels il avait donné des fêtes réputées, rue de la Paix ou encore sur l’Ile St-Louis, dans l’Hôtel Pimodan, écrivait, en 1862 :
[...]
Et quoi, l'avoir si tôt perdu !
J'ai brisé le verre où j'ai bu
Si souvent dans sa compagnie.
Quelquefois je fais un effort,
Mais mon pauvre rire est bien mort, Et mon âme est à l'agonie !
Car ils m'ont tout pris, les méchants
Ma gaité, mon bien et mes chants ;
Autour de moi monte le lierrre,
Le lierre qui festonnera
L'humble tombe où l'on me mettra
Sans regret comme sans prières.
Romancier et poète, il a laissé quelques souvenirs. L’un d’entre eux évoque un certain Comte de Saint-Cricq !




[…]

[…]


De Beauvoir n’entre pas dans les détails de sa vie passée qui fut apparemment brillante en revanche il donne quelques excentricités pour lesquelles ce personnage était connu par les Parisiens. Saint Cricq finit dans la maison de santé du Docteur Voisin dans laquelle on traitait la folie.


Je ne sais si la journaliste Nathalie Saint-Cricq (la particule a disparu avec le temps) et son fils Benjamin Duhamel descendent de ce personnage excentrique, mais je trouverais assez croquignol que ces personnages falots, avides, soumis à leur maître, lâches, obséquieux ou insolents puissent avoir comme ancêtre ce personnage hors normes qu’ils s’empresseraient d’ailleurs de faire disparaître de leur généalogie si cela s’avérait être le cas.