Wikipedia n’en perd jamais une ! Selon cette encyclopédie en ligne, il existe un père de l’antisémitisme moderne. Existe-t-il un père du racisme ? Un père du génocide ? Un père de l’esclavagisme ? Un père de la déportation ? A ce propos d’ailleurs, lors d’une émission radiodiffusée Claudy Siar a employé le mot déportation en parlant des Africains envoyés comme esclaves dans les Caraïbes (entre autres îles ou pays) devant un avocat franco-israélien qui l’a interrompu agressivement pour lui rappeler que lui n’acceptait pas que Claudy Siar prononce ce mot sous prétexte que « chez eux (les Juifs) ça a un ressenti particulier », selon lui il y a des mots qui ne sont pas acceptables ! Les mots seraient-ils donc antisémites ? Mais la dispute ne s’est pas arrêtée là, non, l’avocat est persuadé que l’esclavage ne peut être mis sur le même plan qu’Auchwitz et perdant son sang-froid, il hurle les 6 millions de morts, les camps de concentration, les chambres à gaz, les fours crématoires … enfin la liste habituelle. C’est vrai nous les goïms, on ne se rend pas compte mais l’esclavage c’était l’hôtel 3 étoiles, les massacres, les génocides de l’histoire n’étaient que de joyeuses échauffourées. La preuve les Indiens, les Incas, les Aztèques, les Arméniens, les Palestiniens, les peuples colonisés ne célèbrent pas leur massacre chaque année, leurs visages et leurs noms sont inconnus, les présidents ne viennent pas se répandre en mea culpa, des livres, des films, des documentaires ne sortent pas chaque mois pour nous rappeler que nous sommes responsables de la Shoah ! D’ailleurs pour un oscar octroyé à No other land pour le meilleur film documentaire, Israel s’est offusquée et le ministre de la culture israélien Miki Zohar a qualifié cette attribution « de triste moment pour le monde du cinéma » et je continue car il a atteint des sommets : « Au lieu de présenter la complexité de la réalité israélienne, les réalisateurs ont choisi d’amplifier des récits qui déforment l’image d’israel vis-à-vis du public international. » Rassure-toi, mon gros, ce qu’Israel fait subir aux Palestiniens depuis 77 ans suffit à forger votre image. Mais il continue sans honte aucune : la liberté d’expression est une valeur importante, mais faire de la diffamation d’Israel un outil de promotion internationale n’est pas de l’art, c’est du sabotage contre l’Etat d’Israel surtout après le massacre du 7 octobre et la guerre en cours. »
Je rirai si cela n’était pas triste à pleurer !
Tous droits réservés : Jeanne Bourcier