Cher Viel-Castel, Cher Léon Bloy où sont vos plumes acérées et acerbes ? Vous seuls pourriez fustiger cette société en déliquescence. Qu’est devenu le monde que déjà vous méprisiez ? Que sont devenus ces hommes politiques que vous vomissiez ? Tout cette lie sociale, morale, politique s’est répandue, tous ces vices que vous dénonciez s’étalent au grand jour, toute cette saleté enfin, s’étale au grand jour. La télévision, les réseaux sociaux, gouvernent les esprits et diffusent pour l’abrutissement général ce que vous auriez considéré comme des ignominies.

Pornographie à la portée des enfants, corruption à tous les niveaux politiques, ignorance, illétrisme, snobisme, appât du gain, art corrompu par la suffisance.

L’art récompensé et exposé au Palais de Tokyo est devenu un moyen de communication pour les militants de tous poils. Connaissez-vous une certaine Husky ? C’est une artiste militante écologiste ainsi qu’elle se définit. Ne lit-on pas dans sa présentation : « Formée par la terre, puis en paysagisme et en agroécologie, Suzanne Husky développe une pratique artistique qui d’une part observe les formes de dominations sur le vivant et leurs interconnections, mais est aussi force de propositions ». Je suis certainement une vieille ringarde mais ma formation d’être humain normal ne comprend pas cette masturbation pseudo-intellectuelle qui déforme et instrumentalise l’art. Je ne supporte plus les cartels explicatifs dans les expositions d’art contemporain ; d’où m’explique-t-on ce que je dois voir ? Mais la palme revient sans contexte à Deborah de Robertis, cette petite bourgeoise luxembourgeoise qui se présente comme performeuse et qui se fit connaître en s’asseyant sous le tableau de Courbet, L’Origine du Monde, jambes écartées pour exposer son sexe, ce qui fascina les néo-féministes au point que l’une d’elles écrivit :  » Deborah de Robertis bien plus belle, vraie et vivante que la croûte de Courbet. »

Les pudiques réseaux médiatiques et sociaux ont flouté son sexe et aussi l’Origine du Monde.

Tous droits réservés : Jeanne Bourcier

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