Ils ont osé ! Je ne pensais pas voir un jour une vulgaire enseigne de bricolage détruire 40 menhirs vieux de 6000 ans.

Vil reflet d’une société en état de décomposition avancée ! Un tel rejet de notre histoire me laisse sans voix. Il est bien entendu que nos politiques, nos élus, notre ministre de l’inculture, notre vapoteuse de 1ère ministre et notre président banquier ferment les yeux pour ne pas froisser l’équivalent de ceux que la presse appelle oligarques ou philanthropes, selon qu’ils sont nés à l’Est ou à l’Ouest, et que moi j’appelle simplement capitalistes.

Pauvre Obélix ! Déjà ridiculisé par des cinéastes en mal de scenarii, il voit aujourd’hui toute sa culture laisser sa place à des visseuses, des clous, des marteaux, des pots de peinture et tout ce dont tout bon bricoleur a besoin pour rafraîchir sa maison le week-end.
La Cathédrale Notre-Dame de Paris n’avait pas suffi à assouvir l’appétit destructeur de notre structure sociale, il a fallu frapper plus fort en s’attaquant à un lieu sacré, car, à tout hasard, je rappelle que ces alignements de menhirs sont bien des lieux de culte.
C’est certainement dans la même volonté d’anéantir toute forme de spiritualité que la Jewish Publication Society, une maison d’édition basée à Philadelphie, aux États-Unis, a publié, sous la pulsion de son directeur Elias Sacks, une version de la Bible «plus précise linguistiquement et historiquement, reflétant les avancées du savoir et les changements de la langue anglaise». En effet, cette nouvelle Bible sera non genrée, afin de ne pas choquer les communautés LGBTQA+. Face à l’incompréhension de dinosaures dans mon genre, Mr Sacks s’est expliqué : «Nos traductions aident des lecteurs et des communautés de toutes tendances à rencontrer l’Écriture telle qu’elle était comprise autrefois. C’est la mission qui nous a conduits à publier cette nouvelle version. Quand d’anciennes traductions désignaient Dieu par “Lui ” ou “ Seigneur”, elles ne signifiaient pas nécessairement que Dieu est un homme. Or, en raison des changements de l’anglais, un tel langage heurte désormais beaucoup de lecteurs et de communautés précisément parce qu’il suggère cette masculinité de Dieu. Pour prendre en compte ces évolutions, notre traduction va, phrase après phrase, déterminer les moments où la traduction anglaise doit employer un langage non genré.»

Je crois que je n’ai plus rien à dire.
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Une réflexion sur “Paragraphe : A la mémoire d’Horace de Viel-Castel”