Nous étions Maman, mon fils et moi en vacances dans la maison de Bretagne, seules avec nos souvenirs, mon fils était notre rayon de soleil.

Mon jeune frère était mort, assassiné, pour de l’argent, par Laurent Fabius et sa clique de médecins vendus au grand capital. Nous appartenions à ces familles sacrifiées sur l’autel du pouvoir des financiers, actionnaires et autres vampires, qui se régalaient du sang contaminé par le VIH.

Mon jeune frère aimait cette maison et nous désirions préserver cet endroit. Nous avions conscience que quelques travaux étaient nécessaires mais nous n’avions pas le courage d’entamer les démarches.

Une fin d’après-midi, un jeune homme se présenta pour nous vendre une cuisine. Jamais nous n’aurions accepté d’acheter une cuisine sur catalogue si ce jeune homme n’avait été le sosie de mon frère. Alors, comme dans un rêve, nous avons signé pour une cuisine sur plan, sans marchander, sans réchigner, nous ne faisions que regarder ce jeune homme qui ne devait comprendre ni la facilité avec laquelle il vendait sa cuisine, ni nos regards émus.

Il est reparti, nous ne l’avons jamais revu même lorsque le chantier a été terminé quelques mois plus tard.

Nous avons toujours eu le sentiment que cette cuisine avait été mise en place par mon frère qui, de là-haut, continuait à aimer ce lieu.

Qu’est-elle devenue cette maison que mon père, éperdu de chagrin, a vendu après la mort de Maman ?

Tous droits réservés : Jeanne Bourcier

2 réflexions sur “Journal de mes vagues à l’âme

  1. Bonjour Triste fin pour ton frère, la cuisine vendue par son sosie, j’y vois moi aussi un signe de l’Au-delà, je comprends ton besoin de savoir qu’est devenue cette maison si pleine de souvenirs, j’ai vendu la maison de mes parents, et je m’en mords les doigts , elle est pas loin de chez moi dans une rue du village, dès que je peux je passe devant , je ralentis et je regarde… elle a été vendue deux fois depuis la mise en vente par moi, et par deux fois j’ai demandé à mon mari de la racheter, il n’a pas voulu et je n’ai pas trop insisté me rendant à ses raisons à savoir que personne de la famille n’irait jamais y habiter, alors je passe et repasse et soupire! bisous bon après-midi MTH

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    1. Bonjour Marie
      Je vous comprends c’est terrible cette envie de retourner sur les lieux où nous avons été heureux, où sont nos souvenirs. Mais peut-être doit-on partir pour construire d’autres souvenirs avec mari et enfants ? Je ne sais qu’une chose c’est que c’est douloureux et je suis de tout cœur avec vous
      Bisous

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