Misogynie à part, le sage avait raison
Il y a les emmerdant’s, on en trouve à foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeus’s, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses
Ah ! Brassens ! Vers quels procès ne te dirigerais-tu pas si aujourd’hui, tu avais l’outrecuidance de chanter Mysoginie à part. Il est loin le temps où l’on pouvait, sans craintes des représailles, chansonner sur tout et sur tous, comme par exemple sur Charles de Gaulle, alors Président de la République. Certains se souviennent s’en doute d’Henri Tisot :
Mais n’en déplaise aux Sandrine Rousseau, Marlène Schiappa, Aurore Berger et autres emmerderesses de cet acabit, je ne peux que déplorer cette dictature du politiquement correct qu’elles nous imposent en venant pleurer sur la condition féminine dont elles n’ont pas la moindre idée. Un homme vous siffle dans la rue est devenu non plus un compliment mais une agression sexuelle, un regard admiratif lancé par un mâle souriant n’est plus un regard flatteur mais une atteinte à votre dignité de femme, des plaisanteries grivoises sont considérées aujourd’hui comme un harcèlement sexuel ! « Mais où va-t-on Solange ? Où va-t-on ? » Non, nous ne rirons plus jamais en regardant Préparez vos mouchoirs ! Ce film représente tout ce que les lobbies néo-féministes dénoncent à cor et à cri ! Bertrand Blier serait vilipendé pour ces blagues qui ne prêtaient pas alors à conséquence.
J’avais 35 ans, je me promenais avec des amis un soir d’été dans Paris, un homme vint vers moi, me tendit une rose et m’embrassa respectueusement sur la bouche, surprise je lui souris, il me trouvait belle. Quel beau compliment, ne trouvez-vous pas ? Faut-il être frustrée, aigrie, coincée et triste pour y voir une agression sexuelle ! Je me souviens de ce copain qui ne pouvait s’empêcher de déposer un baiser sur mon épaule lorsque je portais des décolletés, je ne me suis jamais plainte de harcèlement mais j’en garde un souvenir ému de ma jeunesse passée.

Mesdames les Censeurs, (censeuses ?!) je ne suis pas soumise et la condition féminine est au centre de mes intérêts mais jamais je ne me priverai, pour vous faire plaisir, d’un compliment, d’un regard, d’un sourire masculin sous prétexte que vous avez décidé d’y voir une intention lubrique.
Tous droits réservés : Jeanne Bourcier